Novembre 2022

Entre passionnés et pourfendeurs des éoliennes et du nucléaire, cette question agite les passions. Le rapport de RTE, gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité français publié l’an dernier, apporte des éléments de réflexion et de quantification sur ce sujet. Il a été construit avec une multitude de parties prenantes : laboratoires de recherche, universités, entreprises, industries, associations pronucléaires et anti-nucléaires. C’est un rapport sérieux et qui fait référence.

Aujourd’hui, la France consomme environ 1 600 TWh d’énergie par an dont un quart d’électricité. Le reste est composé majoritairement d’énergies fossiles destinées au transport, au chauffage et aux industries. La Stratégie Nationale Bas Carbone qui a fixé des objectifs de décarbonation de l’économie française en phase avec l’Accord de Paris, vise une consommation d’énergie en 2050 de 930 TWh (-42%) dont 55% d’électricité (le reste étant composé essentiellement des énergies renouvelables hors électricité, pour les déchets et la chaleur ; et de gaz décarboné).

 

La consommation d’énergie doit donc baisser significativement grâce à :

La sobriété : consiste à abaisser sa consommation d’énergie par un changement de comportement, par exemple moins se chauffer ou passer de la voiture au vélo.

L’efficacité énergétique : abaisser la consommation d’énergie en maintenant un même service, par exemple isoler son logement, ce qui permet de maintenir un même niveau de chaleur en consommant moins d’énergie. Des innovations technologiques peuvent aider : les pompes à chaleur ou les voitures électriques ont un meilleur rendement énergétique que les chaudières et les voitures à essence ou diesel.

En associant sobriété et efficacité énergétique, la consommation finale d’énergie peut baisser de manière importante.

La production d’électricité doit augmenter de l’ordre d’un tiers, pour deux raisons : l’électrification de l’économie et le renouvellement du parc. Les centrales nucléaires françaises ont été construites en grande majorité toutes en même temps, il y a 30 à 40 ans, et ont une durée de vie théorique de 60 ans… peut-être un peu plus mais ce n’est pas garanti. Le photovoltaïque et les éoliennes doivent être renouvelés au bout d’une trentaine d’années.

Résultat ?

En 2050, il ne restera plus grand-chose du parc de production électrique français actuel. Donc tout est à faire, et il faut se décider rapidement, car développer un réseau électrique prend beaucoup de temps : permis, contraintes techniques, ressources humaines, matières premières, etc.

Le rapport de RTE (suite de l'Editorial)

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Décembre 2022

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